L'eau est fragile et sensible aux impacts du développement urbain et économique. Surconsommation et pollution constituent aujourd'hui les plus grandes menaces pour une préservation durable de cette ressource.
Outre l'aspect quantitatif, se pose également la question de la qualité de la ressource.
L'activité humaine produit de nombreuses substances polluantes, à l'origine de différents types de pollutions.
Rejetés directement à la rivière, émis dans l'atmosphère, évacués dans les eaux usées ou répandus sur les sols, la plupart de ces polluants finissent par rejoindre les milieux aquatiques.
Avec l'urbanisation galopante et le fort développement économique de certains pays, les rejets polluants sont de plus en plus conséquents. Dans de nombreuses régions du monde, les eaux usées sont rejetées dans le milieu naturel sans avoir été traitées.
À terme, certaines réserves d’eau pourraient devenir inexploitables.
Les communes desservies par le SEDIF sont très urbanisées.
Cette concentration importante d'habitants, d'édifices, de voies de transports et d'activités économiques (industrielles et agricoles en amont de la prise d'eau) sur une zone géographique réduite soumet les ressources en eau locales à une pollution ponctuelle, diffuse ou accidentelle.
Les eaux des 3 rivières d'Île-de-France, qui constituent 95 % des ressources en eau du SEDIF, sont donc de qualité médiocre et changeante. Elles doivent faire l'objet de traitements appropriés pour être distribuées aux consommateurs en toute sécurité.
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En savoir plus sur le traitement de l'eau du SEDIF
L'eau des rivières ou des lacs peut naturellement éliminer les pollutions organiques, grâce à l'action de micro-organismes. Mais cette auto-épuration ne peut avoir lieu que si la quantité de matières polluantes n'est pas trop importante.